LGESTSEIGNEUR

LES 70 DERNIÈRES ANNÉES DE CE MONDE (2)

L'EUROPE, L'AFRIQUE ET LES 400 ANS D'ESCLAVAGE

 

[1]

 

L'analyse du chapitre 25 de son livre révèle qu'en dehors de la déportation, Jérémie prophétisa sur son peuple une catastrophe sans précédent. C'est une calamité qui détruira et maintiendra sous la domination de leurs ennemis les enfants d'Israël et les nations voisines jusqu'au temps de la fin. De ce temps de servitude, l'ÉTERNEL a fixé soixante-dix ans au bout desquels Il interviendra pour détruire Babylone et exterminer les oppresseurs afin de libérer son peuple pour l'avènement de la justice éternelle. Pour en savoir davantage sur les peuples protagonistes (Israël, ses voisins et Babylone) et sur la calamité résolue par l'ÉTERNEL contre Israël, interrogeons et exploitons les renseignements que renferme la prophétie. L'une de ces données, parmi les plus importantes, est la porte d'entrée du malheur.

 

 

  • L'Europe le septentrion de la nation des Saints et de ses voisines

 

«Et l'ÉTERNEL me dit : C'est du septentrion que la calamité se répandra sur tous les habitants du pays» (Jérémie 1.14).

 

«Je donne ordre de mobiliser tous les peuples du nord (…) Je les emmène contre ce pays, contre ses habitants et contre toutes ces nations voisines» (Jérémie 25.9 -TOB).

 

Ainsi présentée, il est évident que la Babylone qui les asservira n'est pas seulement le septentrion de la nation des Saints, mais aussi celui d'un ensemble de nations dont cette dernière fera partie. Autrement dit, les nations venant de Babylone qui les asserviront seront situées au nord de toutes leurs victimes.

 

Pour quels territoires ces nations filles de Babylone seraient-elles le septentrion et constitueraient-elles le fléau qui provoquera leur ruine et les maintiendra opprimés jusqu'au temps de la fin ?

 

Pour le savoir, l'on doit se rappeler que la fin de la calamité que prophétise Jérémie verra le ravage et la ruine éternelle pour Babylone (Jérémie 25.12), l'apocalypse (Jérémie 25.31-33) et donc la fin des temps. C'est dire que ces événements sont certainement plus proches d'aujourd'hui que du temps où ils furent annoncés. Ce qui implique que Jérémie ne parle ni du royaume de Babylone, ni de celui de l'Israël de son temps. La Babylone et l'Israël sur lesquelles porte la prophétie, nous devons les rechercher et les trouver de nos jours. Et cela, rien que par la Parole de DIEU qui est vérité.

 

En effet, il faut surtout avoir à l'esprit, qu'une prophétie est avant tout une annonce anticipée sur ce qui se passera dans le futur (proche comme lointain ou très lointain). Pour ce faire, le voyant ou le prophète ou celui qui parle par l'Esprit est "projeté" dans le futur ; temps, mais aussi, espace où s'accomplira la prophétie. Là, il voit les acteurs et les scènes et raconte les évènements tels qu'ils devront être et se dérouler le moment venu, à l'endroit prévu.

 

On voit bien cela avec le prophète Ézéchiel, transporté en esprit à Jérusalem pour voir les crimes futurs des enfants d'Israël (Ézéchiel 8.3). Abominations qui justifieront la colère de DIEU et le châtiment qui leur sera infligé au temps de la fin (Ézéchiel 9). Ce fut aussi le cas de Jean, qui fut ravi en esprit (Apocalypse 1.10). Il lui fut donné de voir l'Israël qui doit enfanter l'enfant mâle, c'est-à-dire le Christ qui vient (Apocalypse 12.1) et toute la tribulation de ce peuple pendant les quarante deux mois (trois ans et demi) qui précèdent la fin des temps. Car les puissances de ce monde combattront le peuple des Saints de DIEU pour les livrer à la bête qu'ils placeront au pouvoir pour les opprimer (Apocalypse 13). Du reste, une étude minutieuse des Révélations de Jean permet d'identifier, et la nation d'Israël de la fin [1], et les puissances [2] qui l'assailliraient en ce temps là avant l'avènement du règne de DIEU.

 

Ainsi donc, nous devons comprendre que quand Jérémie prophétise sur le temps de la fin, ce n'est ni l'Israël, ni la Babylone de son temps qu'il voit. En vérité, la situation géographique qu'il donne des protagonistes est de même une prophétie.

 

Quand donc, l'ÉTERNEL dit : «Je donne ordre de mobiliser tous les peuples du Nord … contre ce pays …», le SEIGNEUR nous fait connaitre par là même ce que seront, avec les migrations successives, les emplacements définitifs des peuples qui constitueront Babylone par rapport aux peuples des descendants de Jacob au moment de cette calamité qu'Il envoie contre son peuple pour le châtier jusqu'au temps de la fin. Les uns seront au nord et constitueront les nations du nord, et les autres, les Saints et leurs voisins qui seront asservis avec eux, seront au sud des premiers et constitueront les nations du sud.

 

Il s'agit donc, tout simplement d'identifier de nos jours l'un de ces deux peuples : soit Babylone, soit le peuple de DIEU, pour connaitre l'emplacement de l'autre. Car, connaitre les uns et leur emplacement permet de localiser les autres, et vice versa.

 

Or la Babylone des temps actuels et de la fin des temps, DIEU Lui-même nous a donné, par sa Parole, de pouvoir l'identifier de manière formelle. Un article est consacré à cet effet [3]. Babylone de nos jours et au temps de la fin, ce sont les nations qui forment l'Europe actuelle et les peuples qui en sont issus. Babylone c'est cette Europe impérialiste qui a produit «les quatre cornes» (Daniel 8.22) : Portugal, Espagne, France, Angleterre [4]. Quatre puissances coloniales qui ont conquis et asservi des peuples par toute la terre. Aujourd'hui encore, cette Europe, par des mécanismes inavouables, continue l'oppression.

 

C'est sur cette Babylone que constitue l'Europe que prophétisa Jérémie. Autrement dit, quand la prophétie dit : «J'enverrai chercher tous les peuples du septentrion (…) contre ce pays et contre ses habitants, et contre toutes ces nations à l'entour, afin de les dévouer par interdit, et d'en faire un objet de désolation et de moquerie, des ruines éternelles» ; les peuples et nations du septentrion que l'ÉTERNEL envoie contre sa nation et ses voisines pour les détruire et leur imposer le joug de fer jusqu'aux deniers temps, ce sont ceux d'Europe.

 

Or, si l'Europe est la Babylone d'où devaient partir les nations pour envahir et détruire les fils de Jacob et toutes les nations alentour, il ne reste plus qu'à regarder une carte pour trouver de quels territoires ce continent est le septentrion. Indubitablement l'on tombe sur l'Afrique. Car, et il n'y a pas d'équivoque, l'Afrique est la seule terre dont l'Europe constitue le septentrion.

 

Par conséquent, et la nation d'Israël (la véritable) et les nations à l'entour, livrées pour être asservies avec elle jusqu'à la venue du règne de DIEU, ne peuvent être situées nulle part ailleurs que sur le continent noir au moment où les nations du nord fondront sur elles. Le peuple de DIEU est donc sans aucun doute l'une des nations africaines soumises présentement au joug de l'Europe.

 

Remarquons au passage que cette conclusion ne contredit nullement celles sur la race d'Israël [5]. Bien au contraire.

 

L'on ergotera tout ce que l'on voudra, mais au vu de la prophétie de Jérémie, il n'est pas possible qu'une nation hors d'Afrique soit considérée comme Israël au temps de la fin. Car trois conditions à remplir sont ainsi révélées :

- avoir été ruinée et être une nation soumise à l'oppression par l'Europe sans discontinuité jusqu'à sa libération par l'intervention de DIEU pour la justice éternelle ;

- être au milieu d'un ensemble de nations à être sous la domination de celles d'Europe ;

- être située, avec ses voisines opprimées, au sud de l'Europe.

 

Pour le moment ce ne semble pas être le cas de ceux qui se sont constitués Israël pour occuper iniquement la Palestine. Mais peut-être abandonneront-ils leur confort, leurs armes nucléaires et viendront-ils chasser des Africains pour se constituer une nation démunie au milieu d'eux,  au sud du continent européen. Peut-être aussi exigeront-ils d'être asservis comme les peuples opprimés de ce continent l'ont été jusqu'à ce jour. Alors, qu'ils fassent vite ; car il n'y a plus de temps.

 

Être l'objet de tant d'attentions de la part de ce peuple d'Europe, c'est-à-dire de Babylone (les fils d'Esaü), qu'aucun Écrit ne présente comme ami des fils de Jacob et prétendre être Israël ne devait-il pas intriguer ? Comment une telle hérésie a-t-elle pu être cautionnée ?

 

Mais, laissons les uns vivre de leurs illusions e les autres à leur ignorance. Le réveil ne sera que plus brutal.

 

Il reste à répondre à quelques interrogations pour vérifier les conclusions précédentes.

 

La première : les nations d'Afrique ont-elles été victimes d'un ravage venant de celles d'Europe ? Ce qui vérifierait la prophétie qui révéla que «c'est du nord que la calamité se répandra sur les habitants du pays».

 

La seconde : les nations africaines ont-elles été réduites à néant pour longtemps par les nations européennes venues du nord pour les asservir ? Sont-elles, depuis lors, l'objet de moqueries et la risée de toute la terre ? Car, l'invasion par les nations du nord devait en faire «une étendue désolée, un objet de moqueries et des ruines éternelles» a dit le SEIGNEUR.

 

La troisième : les nations africaines sont-elles restées soumises à celles d'Europe ? Car la calamité prescrite doit causer l'assujettissement des peuples du sud (la nation des Saints et ses voisines) à ceux du nord jusqu'au cataclysme que nous nommons "Apocalypse", dans lequel se verra indiscutablement la main de DIEU pour détruire tous les méchants de la terre et surtout Babylone ou du moins tout ce qui la représenterait.

 

Faut-il vous faire l'injure de répondre à ces interrogations ?

 

Pour toutes ses méchancetés, par le prophète Ésaïe, l'ÉTERNEL prononça sur ce peuple de Babylone, destructeur des nations, cette sentence : «Malheur à toi qui ravages, et qui n'a pas encore été ravagé ! Qui pilles, et qui n'a pas encore été pillé ! Quand tu auras fini de ravager, tu seras ravagé ; quand tu auras achevé de piller, on te pillera» (Esaïe 30.1)


Dans ce passage, c'est l'un des cinq continents (Afrique, Amérique, Asie, Europe et Océanie) qui est ainsi interpellé par l'ETERNEL. Lequel, parmi tous, a-t-il ravagé les autres ? Lequel, des peuples de la terre, est-il allé loin de chez lui, détruire ceux d'Océanie, d'Amérique et d'Afrique pour les spolier de tout ? De quel continent sont-ils originaires, ceux qui, depuis toujours, par des pratiques puis des mécanismes aussi iniques qu'inhumains, pillent et soumettent à l'extorsion les autres peuples du monde ?


En vérité, en paiement à ses crimes, le pillage de l'Europe est résolu. Et, ni sa destruction, ni l'extermination de ses fils ne seront révoquées. (Abdias 1.6 ; 1.10 ; Jérémie 50.13 ; 50.15 ; 51.3 ; Apocalypse 18.6-8) 


Dès lors que l'on a pu identifier d'une part les peuples oppresseurs venus du nord et de l'autre les opprimés, victimes des premiers, chacun peut aisément deviner la catastrophe résolue contre les fils d'Israël. Cependant, voyons comment l'ÉTERNEL nous révèle la nature réelle de cette calamité dont devaient être victimes son peuple et les nations qui sont autour de lui. Un exercice qui, à coup sûr, nous fera encore glaner de précieuses informations pour, non seulement nous éclairer davantage, mais aussi ajouter des preuves supplémentaires à tout ce qui est affirmé plus haut.

 

 

  • L'esclavage, l'asservissement à l'Europe : la calamité venue du septentrion

 

Les informations que nous donne le prophète sur la calamité sont nombreuses et suffisent à la cerner. Cependant, le monde est si englué dans le mensonge, qu'aucun supplément ne serait de trop. Bien au contraire. Fort justement, au début de sa prophétie, Jérémie nous rappelait qu'il n'est pas le premier à délivrer le message du SEIGNEUR invitant le peuple à ne pas s'aventurer derrière des néants. Or, si son message n'est pas nouveau, parce que reprenant les avertissements de ses prédécesseurs, comme il nous le signifie lui-même (Jérémie 25.4-7), la punition (la calamité) qui est annoncée par le prophète, qui résulte du non respect des prescriptions (Jérémie 25.8-11), peut-elle être nouvelle et de circonstance ? C'est pourquoi, pour connaitre ce que nous apprend l'ÉTERNEL de ce fléau qui s'abattra du Nord, il est absolument nécessaire de convoquer ceux qui prophétisèrent les mêmes évènements que Jérémie. Car, si d'autres prophètes, avant lui, ont été porteurs du même message, c'est que cette même calamité qui est la punition programmée, a, plus ou moins, déjà été prononcée par au moins l'un de ses devanciers. Une occasion certaine d'en savoir plus. Car il est rare que deux prophètes décrivent la même réalité pas les mêmes mots et expressions.

 

Or, en remontant les prophètes pour voir ce qu'il en est, l'on se rend compte qu'à propos de déportation et d'oppression, ce que dit Jérémie c'est ce que prévenait déjà Moïse en cas de désobéissance du peuple.

 

- Moïse, très clairement, avait prédit la déportation du peuple avec son roi, en ces termes : «L'ÉTERNEL te fera marcher, toi et ton roi que tu auras établi sur toi, vers une nation que tu n'auras point connue, ni toi ni tes pères. Et là, tu serviras d'autres dieux, du bois et de la pierre» (Deutéronome 28.36).

 

Remarquons le sens du mouvement : c'est le peuple que l'on fait "marcher" vers d'autres cieux. C'est une déportation à venir qui est ainsi annoncée par Moïse. Il s'agit de celle que prophétisera Jérémie et que connut le peuple avec Jéconia d'abord (Jérémie 24.1 ; 29.2) ; puis, surtout avec Sédécias (Jérémie 39.1-10).

 

Le peuple fut alors déporté à Babylone par Nabuchodonosor en personne. Là-bas, l'on les obligea à se prosterner devant des ouvrages faits de mains d'homme. Ils s'y souillèrent à adorer les statues de bois, de pierre et d'or représentant les dieux babyloniens. Car ce peuple de Babylone était foncièrement idolâtre (Lettre de Jérémie - TOB). Il l'est resté encore aujourd'hui, malgré les apparences.

 

Souvenons-nous des épisodes de la fournaise ardente (Daniel 3) et de la fosse aux lions (Daniel 6). Il est vrai que Daniel et ses amis (Hanania, Mischaël et Azaria) résistèrent à l'idolâtrie que l'on leur imposait. Mais, en fut-il de même pour tout le peuple déporté ? Au fil des années d'exil, certains ne se laissèrent-ils pas séduire par les pratiques de leurs hôtes du moment ? D'ailleurs, leur laissait-on le choix ? Car si l'on n'hésita pas à jeter dans une fournaise et à des lions ceux d'entre eux qui avaient les faveurs des rois, imaginez ce qui a pu être réservé aux humbles du peuple.

 

- Plus loin, Moïse avait aussi prédit le joug de fer qu'imposerait à sa nation, le peuple oppresseur en ces termes : «Pour n'avoir pas, au milieu de l'abondance de toutes choses, servi l'ÉTERNEL, ton DIEU, avec joie et de bon cœur, tu serviras, au milieu de la faim, de la soif, de la nudité et de la disette de toutes choses, tes ennemis que l'ÉTERNEL enverra contre toi. Il mettra un joug de fer sur ton cou, jusqu'à ce qu'Il t'ait détruit.

L'ÉTERNEL fera partir de loin, des extrémités de la terre, une nation qui fondra sur toi d'un vol d'aigle une nation dont tu n'entendras point la langue, une nation au visage farouche, et qui n'aura ni respect pour le vieillard ni pitié pour l'enfant(Deutéronome 28.47-50).

 

Remarquons cette fois, qu'il n'est pas fait cas de mouvement ou de déplacement du peuple de DIEU. C'est afin de marquer la différence d'avec la déportation prophétisée plus haut. Ici, l'accent est mis sur l'arrivée du peuple oppresseur qui, parti de sa contrée lointaine, s'abattra tel un aigle sur sa proie. Car, même si dans ce second cas, il y eut aussi déportation comme nous le verrons, c'est sur leurs propres terres, là où ils seront trouvés, que l'ennemi, ce peuple qui n'a «ni respect pour le vieillard ni pitié pour l'enfant», ce «peuple furibond et impétueux» que prophétisera Habacuc (Habacuc 1.6-11), asservira les Saints et toutes les autres nations autour d'eux et leur «mettra le joug de fer sur le cou». Et, femmes, enfants, vieillards, nul ne sera épargné par l'oppresseur dans la mise en place de sa stratégie d'exploitation, de pillage et d'asservissement.

 

L'image utilisée par Moïse est assez expressive (une nation qui fondra sur toi d'un vol d'aigle). On y lit, la rapidité et la violence de l'attaque d'une part et de l'autre, l'impuissance de la victime et l'impossibilité pour elle d'y d'échapper.

 

Par ailleurs, se perçoivent assez clairement la ruine et la désolation à travers «la faim, la soif, la nudité et la disette de toutes choses» qui, accompagnant ce temps d'oppression, feront de ces peuples les derniers et la risée du monde.

 

En réalité cette calamité (le joug de fer) qu'avait prédit Moïse, c'est elle que l'ÉTERNEL fit annoncer par Jérémie au chapitre 25 de son livre : «J'enverrai chercher tous les peuples du septentrion, dit l'ETERNEL, et J'enverrai auprès de Nabuchodonosor, roi de Babylone, mon serviteur; Je le ferai venir contre ce pays et contre se habitants, et contre toutes les nations à l'entour, afin de les dévouer par interdit, et d'en faire un objet de désolation et moquerie, des ruines éternelles. Je ferai cesser parmi eux les cris de réjouissance et d'allégresse, les chants du fiancé et les chants de la fiancée, le bruit de la meule et la lumière de la lampe. Tout ce pays deviendra une ruine, un désert, et ces nations seront asservies au roi de Babylone...» (Jérémie 25.9-11)    :

 

Cette prédiction, le SEIGNEUR la précisera au chapitre 28 par cette sentence :«Je mets un joug de fer sur le cou de toutes ces nations, pour qu'elles soient asservies à Nabuchodonosor, roi de Babylone, et elles lui seront asservies ; Je lui donne aussi les animaux des champs.» (Jérémie 28.14)  :

 

Il faut comprendre que tous les rois et plus tard tous les chefs d'Etats descendant de ce peuple de Babylone sont considérés comme héritiers de Nabuchodonosor jusqu'à la fin des temps. Par conséquent, tout ce qui leur sera assujetti est considéré comme asservi à Nabuchodonosor par qui DIEU donna symboliquement la domination à Babylone de génération en génération jusqu'au temps où elle sera retirée à ce peuple.

 

Cette ultime calamité, plus grave que la déportation, c'est celle que vivra le peuple jusqu'à sa libération par l'ÉTERNEL lui-même, au temps de la fin. Car en vérité, ce qui est dit et prévu par les Écritures, c'est que les fils d'Israël et tous les autres peuples autour d'eux restent maintenus sous le joug de fer infligé par les nations du nord jusqu'au temps de la fin. Et, c'est parce que dans ce dernier cas, le peuple d'Israël reste asservi et opprimé jusqu'à la fin des temps que sa libération définitive est toujours synonyme de la chute et de la ruine éternelle pour Babylone, dans les prophéties (Ésaïe 14.21-27 ; Jérémie 25 ; Ézéchiel 35 ; Abdias ; Apocalypse 14.8 ; 18.2).

 

Au demeurant, afin que nous reconnaissions sans grandes difficultés cette calamité contre les nations du sud, Moïse avait, en plus, prédit divers maux qui devaient accompagner ce temps de servitude et de détresse. Ce sont : dénuement, c'est-à-dire pauvreté absolue et famine et toutes sortes de maladies graves et mortelles. Ainsi, annonçait-il sur ce peuple :  consomption, fièvre, inflammation, chaleur brûlante, dessèchement, jaunisse, gangrène, ulcère, hémorroïdes, gale et teigne et des plaies grandes et de longue durée (Deutéronome 28.22 et 59). Après tous ces détails, y a-t-il difficulté à reconnaitre les peuples, aujourd'hui encore, victimes de ces maux ?

 

D'ailleurs, ce qu'il réserve à sa nation, en plus des peuples qu'Il lui envoie pour la détruire, l'ÉTERNEL lui même le résume en ces termes : «J'accumulerai sur eux les maux, J'épuiserai mes traits contre eux. Ils seront desséchés par la faim, consumés par la fièvre et par des maladies violentes ; J'enverrai parmi eux la dent des bêtes féroces et le venin des serpents. Au dehors, on périra par l'épée, et au dedans, par d'effrayantes calamités : il en sera du jeune homme comme de la jeune fille, de l'enfant à la mamelle comme du vieillard» (Deutéronome 32.23-25).

 

En dehors de l'Afrique, existe-t-il, ailleurs sur cette planète terre, un autre peuple ou une autre race qui ait vécu et qui vit encore de telles affres, simultanément à l'oppression que lui infligent les descendants de Babylone que sont ceux d'Europe ?

 

De tout ce qui précède et par ce que nous annoncent les prophéties ne reconnait-on pas déjà la calamité que prophétisa Jérémie ? – Bien sûr que si ! Mais on a du mal à le croire.

 

Car, il est gravé dans les esprits par ceux qui ont tout accaparé pour eux que rien de bon n'a pu être accordé à l'Afrique. Pour justifier leurs crimes sur le Noir, certains n'ont-ils pas poussé le ridicule jusqu'à lui imaginer une origine avant Adam ? Le but est tout simple : dénier toute humanité à cette race pour lui ôter toute prétention à se prendre pour l'un des descendants d'Abraham.

 

La manœuvre est réussie. Ainsi, quoique ses tribulations et son Histoire coïncident exactement avec celles que relatent les Écritures, aucun Noir n'oserait bousculer les idées reçues.

 

Il est donc sûr que l'on demandera encore plus, avant de tirer les conclusions qu'imposent toutes les évidences qu'étale la Parole de DIEU, si toutefois l'on se décide un jour à le faire !

Qu'avons-nous de plus pour abattre ce scepticisme malsain ?

 

Remontons encore plus loin dans le temps, avant Moïse, au fondement de la nation  d'Israël et consultons celui à qui DIEU fit la promesse de faire de ses descendants son peuple.

 

L'on s'aperçoit, en effet, que bien longtemps avant Moïse, l'ÉTERNEL annonçait, en Genèse 15.13, à Abraham, avant même l'existence d'Israël, une durée de quatre cents ans d'esclavage et d'oppression pour ses descendants, par cette Parole : «Sache que tes descendants seront étrangers dans un pays qui ne sera point à eux ; ils y seront asservis, et on les opprimera pendant quatre cents ans».

 

L'ÉTERNEL prévenait ainsi Abraham, alors Abram, des deux tribulations majeures que devaient vivre ceux de sa postérité à qui était destinée la promesse.

 

- Le premier moment, c'est ce que dit la première partie du verset : "Tes descendants seront étrangers dans un pays qui ne sera point à eux ; ils y seront asservis". C'est par là qu'ils commencèrent. Il s'agit du séjour en Égypte des enfants d'Israël et il fut de quatre cent trente ans (Exode 12.40). Ils y furent durement persécutés. Mais, que l'on ne s'y trompe pas, cette première persécution ne dura nullement quatre cents ans. Loin de là. D'autant plus qu'il est, dans les faits, impossible de prouver que le temps de servitude en Égypte atteignit trois cents ans [5].

 

- Le second moment fort de la vie de ce peuple est inscrit dans cette sentence à la fin du verset : "On les opprimera pendant quatre cents ans". Ces quatre cents ans ne sont pas la durée de la persécution en Égypte, comme on a pu le faire croire jusque là. Mais plutôt celle du joug de fer que DIEU avait dit qu'Il enverrait pour détruire les fils de Jacob, pour les punir de leur comportement adultère. (Deutéronome 28.48)

 

Concernant donc Israël, il s'agit d'identifier un peuple qui, en plus d'avoir séjourné en Égypte, a été victime de quatre cents ans ininterrompus d'esclavage.

 

Or, sur la terre entière, aucun peuple autre que le peuple Noir et aucune nation autre que les nations africaines ne peuvent revendiquer avoir subi quatre cents ans effectifs d'esclavage, de barbarie, de destruction, d'asservissement, d'extorsion et de pillage de la part des descendants de Babylone (fils d'Esaü), que sont les nations européennes.

 

En vérité, ce que la Parole de DIEU nous a amenés progressivement à découvrir depuis ce chapitre 25 de Jérémie, c'est la plus grande catastrophe qui soit arrivée à un peuple de la part d'un autre depuis que le monde a été créé. C'est donc à juste titre que le terme "calamité" lui fut attribué dans les prophéties de Jérémie. Il a plu à l'ÉTERNEL de nous révéler cette calamité, essentiellement, par trois prophètes : le patriarche Abraham, Moïse et Jérémie.

Chacun d'eux permet d'en saisir un pan qui en est une caractéristique importante afin que de manière irréfutable nous la reconnaissions et que nous ne doutions point.

 

Les victimes, ce sont ceux dont la vue de l'homme blanc, inconnu jusqu'alors, effaroucha (Deutéronome 28.50). Ce sont les opprimés, ceux qui en plus de subir leurs ennemis, vivent encore dans le dénuement, connaissent les famines et souffrent de fièvre, de jaunisse, de plaies ulcéreuses, de gangrènes et de diverses autres maladies graves. Ce sont ceux qui, depuis des siècles maintenant, sont l'objet de sarcasmes et sont la risée de la terre. Les victimes de la calamité que prédisait Jérémie, ce sont les nations africaines dont l'une est sans aucun doute le peuple saint qui provoqua par ses pratiques idolâtres le courroux de son DIEU qui se vengea de lui en l'abandonnant périr par cette épreuve venue des nations du nord.

 

L'oppresseur, c'est cette Europe qui déboula de sa terre lointaine sur l'Afrique qu'elle tient sous son joug, depuis des siècles maintenant. Les oppresseurs, ce sont les nations du nord qui détruisent, asservissent et pillent les peuples les plus faibles jusqu'à ce jour. Ceux qui pillent, ce sont ceux de cette race qui domine sur toute la terre et qui, encore aujourd'hui, se refusent à desserrer l'étau autour de toutes les nations sous leur joug.

 

La calamité qui s'abattit du nord sur les nations du sud, ce sont quatre cents ans de ce joug ponctués d'esclavage et de traite de l'homme noir. Il s'est mué, à la fin, en colonisation et en toutes sortes de brimades. La calamité, ce sont ces siècles de pillage de cette terre d'Afrique que les dominateurs se refusent à laisser se terminer. Chose pour laquelle, aujourd'hui encore, ils financent et imposent des mercenaires à la tête des nations, divisent, tuent et détruisent sur cette terre. La calamité qu'annonça Jérémie, c'est l'asservissement à l'Europe, dont nous terminons les soixante-dix dernières années maintenant. Car le terme fixé pour la fin de ce joug est arrivé. Car l'iniquité est à son terme. Le temps indiqué pour la libération est enfin venu pour que s'installe le règne de DIEU pour la Justice éternelle par son Oint.

 

Comme chacun peut le constater, le peuple qui est raconté par la Bible n'est autre qu'une nation noire. S'il est vrai que ce peuple a vécu en Palestine, il est tout aussi indéniable que parti de là, il s'est retrouvé au milieu d'autres nations noires en Afrique. C'est là que toutes les nations autour connurent avec lui cette misère venant des nations du nord qui s'abattit sur leur tête et mit leur terre en ruine pour la durée déterminée et révélée d'avance par l'ÉTERNEL.

 

En vérité donc, la traite, l'esclavage, la colonisation, l'exploitation, le pillage sont les différents aspects de la calamité qu'avait prédite Jérémie. Cette calamité ce sont les quatre cents ans d'asservissement pour sa descendance que l'ÉTERNEL avait annoncés à Abraham.

 

Les soixante-dix ans, dont le SEIGNEUR avait parlé au prophète Jérémie, terminent ce long temps de domination accordé à ce que nous appelons maintenant l'Occident (babylonien) sur les peuples opprimés. Dès que ces soixante-dix ans seront achevés, il n'y aura pas une année de plus, ce monde connaitra la fin annoncée depuis des siècles par les prophètes. La terre sera bouleversée de fond en comble et l'Europe sera ravagée et complètement ruinée pour une durée indéterminée.

 

Dès lors, la question que se posera chacun est : Quand commencent ces soixante-dix ans et quand prennent-ils fin ?

 

Là se trouve le piège qui engloutira une bonne partie de ce monde. Car, comme le dit l'ange Gabriel dans la vision, les soixante-dix ans ont été vissés (fixés) sur le peuple des Saint. Mais il s'agit du véritable peuple d'Israël. Il s'agit de ce peuple d'où doit sortir le Messie, celui à qui sera remis le pouvoir de DIEU pour la justice éternelle.

 

Par conséquent, il sera impossible à quiconque, quelque soit son intelligence et ses moyens de recherche, de déterminer le début et donc la fin de ces soixante-dix ans, s'il n'a d'abord ouvert son cœur à la vérité pour accepter de reconnaitre le seul et unique peuple de DIEU sur terre et celui qui est désigné pour être l'Oint. Car en vérité les soixante-dix ans c'est lui.

 

Or à cause du mensonge et des faussetés sur lesquels ce monde est vautré, beaucoup ne reconnaitront, ni la véritable nation, ni l'élu. Pour tous ceux là qui refuseront de croire, le Jour du SEIGNEUR arrivera comme le jour du déluge au temps de Noé.

 

Pour les autres, ensemble, lisons ce que l'ange Gabriel révéla à Daniel dans la dernière partie de cette analyse sur les soixante-dix dernières années de ce monde.

 

Suite [3]

 

«Voici, je viens comme un voleur. Heureux celui qui veille, et qui garde ses vêtements, afin qu'il ne marche pas nu et qu'on ne voie pas sa honte!» a dit le Christ.  (Apocalypse 15.16)

 

Que l'Esprit du SEIGNEUR vous éclaire.

 

 

A NEBELE Sanseu Épiphanie


10/01/2014
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