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Daniel 2 - Nabuchodonosor : le royaume d'or

Pour la première partie de la statue du songe de Nabuchodonosor, point n'est besoin de recherches pour savoir ce qu'elle symbolise. Car, Daniel révèle que la tête d'or est la domination incarnée par Nabuchodonosor lui-même.


En effet Daniel dit à Nabuchodonosor : «(…) Il (DIEU) t'a fait dominer sur eux tous : c'est toi qui es la tête d'or». Mais pourquoi Nabuchodonosor est-il d'or, lui ?

 

Est-ce parce que son royaume fut le plus vaste de tous ? – Assurément non. Puisque la même vision nous apprend que la troisième domination s'étendra sur un espace plus vaste que toutes les autres, selon qu'il est écrit : « Il s'élèvera un troisième royaume, qui sera d'airain, et qui dominera sur toute la terre» (Daniel 2.39).

 

Est-ce donc parce que Nabuchodonosor manifesta plus de puissance et fut plus terrifiant que les autres dominations qui viendront ? – Non plus. Puisque des quatre royaumes avant le règne éternel, celui qui fera le plus usage de sa puissance et sera le plus dévastateur est le dernier royaume terrible de fer qui brisera et foulera tout dans sa volonté impérialiste.

 

Comme on le voit, ce qui valut l'or à Nabuchodonosor est ailleurs que dans ses exploits de conquérants.

 

Il faut dire qu'avec ce roi, se vérifie la Parole de DIEU selon qu'il est écrit : «Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde, et j'aurai compassion de qui j'ai compassion» (Romain 9.15). De fait, c'est pour Nabuchodonosor que l'ETERNEL avait dit : «Je donne la terre à qui cela me plait» (Jérémie 27.5). Et, l'on peut risquer de dire sans se tromper, que DIEU avait une considération particulière pour cet homme. Le SEIGNEUR n'en avait-Il pas fait son serviteur ? Ne dit-Il pas Lui-même, selon sa propre expression : «… Nabuchodonosor, roi de Babylone, mon serviteur» ? (Jérémie 25.9 ; 27.6)

 

C'est pourquoi Nabuchodonosor fut instruit et animé par DIEU pour déporter et dominer sur le peuple d'Israël afin de le punir de ses transgressions. «J'enverrai chercher tous les peuples du septentrion, dit l'Éternel, et J'enverrai auprès de Nabuchodonosor, roi de Babylone, mon serviteur; Je le ferai venir contre ce pays et contre ses habitants».

Et le roi fondit sur la ville. Il emporta même de Jérusalem, les ustensiles du temple de DIEU qu'il plaça dans le temple de ses dieux à lui. Sûr qu'à un autre, cela aurait valu le courroux du Tout-Puissant. Mais, à cet homme, DIEU ne fit rien.

 

Mieux, afin que ce roi, qui n'est pas israélite et qui a ses propres dieux, ne péchât pas plus que cela et ne se grandisse pas plus qu'il ne le fallait à ses propres yeux, l'ÉTERNEL révèlera à Nabuchodonosor l'étendue de sa sagesse et de sa puissance en suscitant deux situations pour l'instruire de l'existence d'un DIEU suprême, le DIEU d'Israël. Cela, afin que sachant que c'est DIEU qui le faisait être un si grand roi, il restât humble.

 

1- L'expérience du songe.

Elle constitue la première instruction. Le SEIGNEUR exauça Daniel, afin qu'il supplantât tous «les magiciens, les astrologues, les enchanteurs et les Chaldéens» au service du roi de Babylone. Par Daniel, serviteur du DIEU suprême, qui, seul réussit à raconter le songe et à le traduire, DIEU se révéla directement au roi dans toute sa sagesse. Et, si jusque-là, ce dernier n'avait appris l'existence du DIEU suprême que par ouï-dire, cette fois, ce sont de ses propres oreilles que Nabuchodonosor apprenait que l'ÉTERNEL seul est vrai DIEU et que Lui seul restait à craindre.

 

Car en vérité, c'est DIEU qui suscita ce songe, afin d'entrer en confrontation avec les soi-disant dieux de Babylone. Il faut donc lire dans cette épreuve à laquelle soumet Nabuchodonosor, tous les magiciens, astrologues et enchanteurs de son royaume, une volonté de l'ETERNEL de confondre tous les dieux de ce peuple, afin qu'au sortir de là, le roi et les siens sachent qui de leurs dieux ou de l'ÉTERNEL est vrai DIEU.

 

Les Chaldéens échouèrent tous à l'épreuve et avouèrent leur impuissance et celle de tous les leurs en ces termes : «Il n'est personne sur la terre qui puisse dire ce que demande le roi» (Daniel 2.10). Or, Daniel, le seul qui invoque l'ÉTERNEL, le seul qui confesse le Tout-Puissant, le fit. Il les sauva par là même de la mort en racontant et expliquant le songe dont personne n'avait connaissance à part le souverain seul.

Quelle victoire pour l'ÉTERNEL ! Et aussi, quelle leçon pour Nabuchodonosor !

 

Il faut se rappeler que ce roi venait de remporter une grande victoire sur le peuple de DIEU en le déportant après avoir pris la ville. Il était donc en droit, et les siens avec lui, de penser que la puissance du DIEU d'Israël n'était qu'un mythe.

 

Par cet exploit avec Daniel, le SEIGNEUR révélait au roi et à son peuple que hors l'ÉTERNEL, le DIEU d'Israël, point de sagesse ni de connaissance.

Quelle confusion pour tous ces représentants de ces soi-disant dieux chaldéens ! De fait, le roi reconnut la grandeur de DIEU de sa propre bouche et confessa : «En vérité, votre DIEU est le Dieu des dieux et le SEIGNEUR des rois et il révèle les secrets…» (Daniel 2.47) ou selon la TOB : «En vérité, votre DIEU est le Dieu des dieux, le SEIGNEUR des rois et le révélateur des mystères…».

 

Par cette déclaration (Votre DIEU est le Dieu des dieux), Nabuchodonosor confessait, non seulement la supériorité de l'ÉTERNEL sur les dieux de ses pères et de son peuple, mais aussi l'autorité du DIEU de Daniel sur lui-même. Car dit-il, par la même occasion : «votre DIEU est …le SEIGNEUR des rois». Si DIEU est le SEIGNEUR de tous les rois, si DIEU, l'ETERNEL, est l'autorité suprême au dessus de tous les rois, n'est-ce pas que Nabuchodonosor reconnait qu'Il est aussi le sien ?

 

Belle victoire du SEIGNEUR au sortir de cette confrontation. Mais, quelle preuve d'humilité de la part de Nabuchodonosor qui, reconnaissant la science du DIEU d'Israël, se prosterna devant Daniel, un déporté (Daniel 2.46), dont il venait de vaincre le peuple !

 

Après un tel acte, sans avoir vécu ce temps, ne peut-on affirmer que certainement, pour un temps au moins, Nabuchodonosor régna et agit à l'égard de tous avec la crainte de DIEU ?

 

Comment l'ÉTERNEL n'estimerait-Il pas un si grand roi qui se laisse instruire et s'humilie ainsi ?

 

C'est pourquoi, plus tard, le naturel du roi reprenant le dessus, quand il se fit élever sa statue d'or (Daniel 3.1) et qu'il commanda que tous les peuples l'adorent (Daniel 3.5), DIEU se rappellera encore, à Nabuchodonosor pour le ramener à la raison.

 

2- L'expérience de la fournaise

En manifestant sa grande puissance pour sortir de la fournaise ardente, sans aucune marque de brûlure, Schadrac, Méschac et Abed Nego, DIEU ne faisait rien d'autre que de montrer sa grandeur, sa force et sa puissance par rapport aux dieux faits de mains d'hommes devant lesquels se prosternaient le chaldéen et son peuple.

 

C'est d'ailleurs à dessein que c'est l'épreuve du feu qui est choisie. De tous les éléments, c'est le plus dévastateur et le plus impitoyable. Car, qui peut dire combien de temps il est possible de s'exposer à un feu ardent et de s'en sortir vivant ?

– La réponse ? - Elle est sous nos yeux : «la flamme tua les hommes qui y avaient jeté Schadrac, Méschac et Abed Nego». Or, de ce feu là, sortirent vivant les trois frères de Daniel qui invoquèrent leur DIEU. N'est-ce pas là la preuve que «c'est DIEU qui est fort» ?

 

Nabuchodonosor, fort bien inspiré, reconnut une fois de plus, que seul l'ÉTERNEL est DIEU. Et, ce fut même par un décret cette fois, qu'il l'avoua à tout son peuple à qui, le roi imposa de se garder désormais de blasphémer le DIEU d'Israël sous peine de mort. «Tout homme, à quelque peuple, nation ou langue qu'il appartienne, qui parlera mal du DIEU de Schadrac, de Méschac et d'Abed Nego, sera mis en pièces, et sa maison sera réduite en un tas d'immondices, parce qu'il n'y a aucun autre dieu qui puisse délivrer comme Lui» disait le décret (Daniel 3.29).

 

Par l'expérience, par le vécu, le grand roi fut de la sorte instruit que DIEU, l'ETERNEL, sait toutes choses, qu'Il délivre et qu'il est puissant.

 

Tout donc fut enseigné à ce roi afin qu'il craigne DIEU et qu'il ne pèche pas. Avons-nous témoignage de tant de sollicitude de la part de DIEU à l'égard d'un souverain non descendant de Jacob ?

 

C'est donc un Nabuchodonosor largement instruit de DIEU, de Sa puissance et de Sa primauté sur tout, qui tombera sous le coup de la sentence divine quand plein d'orgueil, il refusait de se repentir et de s'humilier comme le lui prescrivit Daniel en ces termes : «Mets un terme à tes péchés en pratiquant la justice, et à tes iniquités en usant de compassion envers les malheureux, et ton bonheur pourra se prolonger» (Daniel 4.27).

 

Ne dit-on pas que «qui aime bien châtie bien» ? Le roi donc, bien que classé au rang de serviteur de DIEU, bien que jouissant de la considération du DIEU Très Haut, fut châtié sept ans durant, abandonné à la rosée et mangeant de l'herbe comme les animaux des champs (Daniel 4.25). Mais, quand il s'humilia, DIEU se souvint de lui à nouveau et le remit sur son trône (Daniel 4.34-36).

 

L'humilité, c'est là la clé. Nul doute que si malgré tout, il ne se pliait à la volonté de DIEU, s'il ne reconnaissait l'autorité de DIEU, Nabuchodonosor n'aurait été l'objet d'autant de considération de la part de DIEU et n'aurait joui d'autant de gloire. Cette humilité, certainement, le peuple déporté de DIEU en bénéficia du temps de ce roi. Il est même difficile d'en douter. Car voici ce qu'il dit de sa propre bouche après qu'il eut retrouvé son trône : «Maintenant, moi, Nabuchodonosor, je loue, j'exalte et je glorifie le roi des cieux, dont toutes les œuvres sont vraies et les voies justes, et qui peut abaisser ceux qui marchent avec orgueil» (Daniel 4.37).

Ce sont là, les derniers mots des chapitres du livre de Daniel consacrés à Nabuchodonosor.

 

C'est sur une note positive donc que s'achève l'aventure avec le roi Nabuchodonosor. L'instruction donnée par le SEIGNEUR fut-elle vaine ? - Loin de là. Car, à la lecture de cette véritable profession de foi, qui peut affirmer que ce roi n'adopta pas pour le restant de sa vie l'ÉTERNEL comme DIEU ? Cette attitude du souverain n'influença-t-elle pas quelque peu les mœurs et la vie dans son royaume ? Pour toutes ces raisons, DIEU étant symboliquement d'or pur, n'est-ce pas tout naturellement que la domination de ce grand roi dont la renommée atteignit les cieux est d'or ?

 

 

Le royaume d'argent [ici]

 

                         

                                                                                                           A NEBELE Sanseu Epiphanie



12/02/2013
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