LGESTSEIGNEUR

Israël et l'animisme : le péché à l'origine de la ruine du peuple de DIEU (1)

Le péché d'adultère, péché capital pour Israël, est la transgression qui lui attira la colère ardente de l'ÉTERNEL et perdit définitivement le peuple. Pourtant, la recommandation à ne pas transgresser, DIEU la fit connaître, dès le commencement. Et tout au long de son histoire, le SEIGNEUR la rappela, par la voix de ses envoyés, afin que, jamais, son peuple ne s'en détourne. Quelle est cette transgression ?

 

Pour nous en imprégner, relisons quelques unes des Paroles que prononcèrent Moïse et certains des autres prophètes de DIEU, prévenant le peuple : «Veillez sur vous, afin de ne point mettre en oubli l'alliance que l'ÉTERNEL, votre DIEU, a traitée avec vous, et de ne point vous faire d'image taillée, de représentation quelconque, que l'ÉTERNEL, ton DIEU, t'ait défendue. Car l'ÉTERNEL, ton DIEU, est un feu dévorant, un DIEU jaloux.

Lorsque tu auras des enfants, et des enfants de tes enfants, et que vous serez depuis longtemps dans le pays, si vous vous corrompez, si vous faites des images taillées, des représentations de quoi que ce soit , si vous faites ce qui est mal aux yeux de l'ÉTERNEL, votre DIEU, pour l'irriter, - j'en prends aujourd'hui à témoin contre vous le ciel et la terre, - vous disparaîtrez par une mort rapide du pays dont vous allez prendre possession au delà du Jourdain, vous n'y prolongerez pas vos jours, car vous serez entièrement détruits.

L'ÉTERNEL vous dispersera parmi les peuples, et vous ne resterez qu'un petit nombre au milieu des nations où l'ÉTERNEL vous emmènera. Et là, vous servirez des dieux, ouvrage de mains d'homme, du bois et de la pierre qui ne peuvent ni voir, ni entendre, ni manger, ni sentir.

C'est de là aussi que tu chercheras l'ÉTERNEL, ton DIEU, et que tu le trouveras, si tu le cherches de tout ton cœur et de toute ton âme. Au sein de ta détresse, toutes ces choses t'arriveront. Alors, dans la suite des temps, tu retourneras à l'ETERNEL, ton DIEU, et tu écouteras sa voix ; car l'ÉTERNEL, ton DIEU, est un DIEU de miséricorde, qui ne t'abandonnera point et ne te détruira point : Il n'oubliera pas l'alliance de tes pères, qu'Il leur a jurée.» (Deutéronome 4.23-31)

 

Selon ces recommandations de Moïse, il apparait très clairement que l'interdiction de se tourner vers l'adoration des objets a été, dès le départ, formellement prescrite par l'ÉTERNEL. Les grands malheurs allant jusqu'à son extermination, qui lui sont brandis, indiquent bien au peuple la gravité de cette transgression aux yeux du SEIGNEUR. Et, afin que cela soit bien assimilé et toujours bien présent dans les esprits, plusieurs fois, le prophète revint sur ce qui constituerait le plus grave des péchés de son peuple.

 

Ainsi, face aux bénédictions qu'Il fit dire sur son peuple (Deutéronome 27.12), l'ÉTERNEL fit aussi prononcer des malédictions, dont la toute première liée à cette transgression est la suivante : «Maudit soit l'homme qui fait une image taillée ou une image en fonte, abomination de l'ÉTERNEL, œuvre des mains d'un artisan, et qui la place dans un lieu secret ! ...» (Deutéronome 27.15). Toute première malédiction d'une série de douze, elle est en accord avec le premier des commandements : «Tu aimeras le SEIGNEUR ton DIEU de tout ton cœur, de toute ton âme». Étant entendu que celui qui aime DIEU,  l'ÉTERNEL, de tout son cœur et de toute son âme ne saurait se détourner de Lui pour des simulacres.

 

Moïse leur dit encore : «Vous savez de quelle manière nous avons habité dans le pays d'Égypte, et comment nous avons passé au milieu des nations que vous avez traversées. Vous avez vu leurs abominations et leurs idoles, le bois et la pierre, l'argent et l'or, qui sont chez elles. Qu'il n'y ait parmi vous ni homme, ni femme, ni famille, ni tribu, dont le cœur se détourne aujourd'hui de l'ÉTERNEL, notre DIEU, pour aller servir les dieux de ces nations-là…» (Deutéronome 29.16-18)

 

Cette recommandation, très souvent, fut assortie de la mise en garde suivante :  «Mais si ton cœur se détourne, si tu n'obéis point, et si tu te laisses entraîner à te prosterner devant d'autres dieux et à les servir, je vous déclare aujourd'hui que vous périrez, que vous ne prolongerez point vos jours dans le pays dont vous allez entrer en possession, après avoir passé le Jourdain.» (Deutéronome 30.17-18). Mise en garde qui n'est autre que la traduction de la malédiction citée précédemment.

 

On le voit bien, de ces passages, il ressort clairement que l'idolâtrie est le péché capital qui provoquera la colère ardente de l'ÉTERNEL contre Israël. Se prostituer après des dieux étrangers, des simulacres ; se prosterner devant des abominations faites de mains d'homme (statues et statuettes de bois, de pierre, de fonte, d'argent ou d'or), placées dans le secret des maisons, tel est le crime contre DIEU que l'ÉTERNEL fera payer à son peuple, en lui cachant sa face pour le livrer à la ruine. Israël en avait été prévenu dès le départ. Mais, rebelle et poussé par son incrédulité légendaire, le peuple ne réussira à demeurer fidèle.

 

Le SEIGNEUR savait qu'ils n'y parviendraient pas d'ailleurs. Aussi, déjà l'ÉTERNEL avait-il prévenu Moïse en ces termes : «Voici, tu vas être couché avec tes pères. Et ce peuple se lèvera, et se prostituera après les dieux étrangers du pays au milieu duquel il entre. Il m'abandonnera, et il violera mon alliance, que J'ai traitée avec lui. En ce jour-là, ma colère s'enflammera contre lui. Je les abandonnerai, et Je leur cacherai ma face. Il sera dévoré, il sera la proie d'une multitude de maux et d'afflictions, et alors il dira : N'est-ce pas parce que mon DIEU n'est pas au milieu de moi que ces maux m'ont atteint ?» (Deutéronome 31.16-17)

 

Effectivement, les enfants d'Israël se prostitueront derrière les dieux étrangers. Ils s'aviliront  en s'adonnant à toutes sortes d'abominations aux yeux de l'ÉTERNEL, leur DIEU. Ce qu'ils feront dans la suite des temps et l'attitude qu'adoptera DIEU à leur égard, et ce, jusqu'au terme de la colère (Ésaïe 2.2 et 2.4), le prophète Ésaïe les prédisait ainsi : «Car tu as abandonné ton peuple, la maison de Jacob, parce qu'ils sont pleins de l'Orient, et adonnés à la magie comme les Philistins (...) Le pays est rempli d'idoles ; ils se prosternent devant l'ouvrage de leurs mains, devant ce que leurs doigts ont fabriqué» (Ésaïe 2.6-8)

 

Apparaissent dans cette dénonciation, certaines des pratiques justifiant la colère de DIEU. Au nombre de celles-ci figurent : 1- une croyance certainement (ou quelque chose de semblable) provenant d'Orient, 2- la sorcellerie (la magie) et 3- l'adoration de statues et statuettes (ouvrages fabriqués par des mains d'hommes). L'exagération ou l'hyperbole (rempli d'idoles) et l'accumulation (idoles, ouvrages de leurs mains, ce que leurs doigts ont fabriqué) indiquent bien que de toutes ces trois pratiques énumérées, l'idolâtrie est la plus répandue et ce qui caractérise le plus cette population. De sorte qu'il n'est aucunement abusif d'affirmer que le peuple que rejeta l'ÉTERNEL est surtout idolâtre.

 

Leur crime, malheureusement, ne se limitera pas qu'à des objets taillés d'ailleurs. La perversion s'étendra et portera sur tous les objets de la nature. Arbres, rivières, pierres, rochers, collines et montagnes feront aussi l'objet d'idolâtrie de la part des fils d'Israël, selon l'interpellation du serviteur de l'ÉTERNEL qui fustigeait : «(…) N'êtes-vous pas des enfants de péché, une race de mensonge, s'échauffant près des térébinthes, sous tout arbre vert, égorgeant les enfants dans les vallées, sous les fentes des rochers ?»

 

Poursuivant, l'ÉTERNEL dévoilait encore : «C'est dans les pierres polies des torrents qu'est ton partage, voilà, voilà ton lot ; c'est à elles que tu verses des libations, que tu fais des offrandes : Puis-Je être insensible à cela ? C'est sur une montagne haute et élevée que tu dresses ta couche ; c'est aussi là que tu montes pour offrir des sacrifices.» (Ésaïe 57.4-7)

 

Avec les mêmes termes, le prophète Osée dénonce ces mêmes pratiques auxquelles ils s'attacheront, selon qu'il est écrit : «Ils sacrifient sur le sommet des montagnes, ils brûlent de l'encens sur les collines, sous les chênes, les peupliers, les térébinthes, dont l'ombrage est agréable.» (Osée 4.13) et (Ezéchiel 11.18; 20.28)

 

Que les noms des arbres (térébinthe, peuplier, chêne) ne vous troublent point. Ces appellations reflètent les réalités du lieu où vivait le peuple au moment de la vision, rien de plus. Ce qui est important, c'est ce que désignent ces noms : des arbres, des objets de la nature dans leur diversité et leur multiplicité. Ce qu'il est important de relever, c'est ce que traduisent ces diverses accumulations.

 

Ainsi la variété des prépositions (devant, sur, sous, près, dans) indiquant les lieux du péché, donne-t-elle déjà une idée de la multitude d'endroits où les fils d'Israël se retrouvent pour se livrer à ces abominations. A bien les considérer dans leur ensemble, il apparait qu'aucun lieu de leur espace de vie n'est épargné pour ces pratiques.

Ce que confirme la profusion des objets et des lieux sur lesquels porte leur prostitution : statues et statuettes (de bois, de fonte, d'argent, de bronze et d'or), toutes sortes d'arbres, toute montagne, toute colline, les rochers, les cavernes, les vallées, des pierres, les torrents (rivières et fleuves). Cette foison pour dire que tout est divinité et l'objet d'un culte de la part des enfants d'Israël.

Mais ce sont les actes d'adoration dans leur diversité et leur gravité qui traduisent le plus l'ampleur du mal : se prosterner devant des objets sculptés et les adorer dans le secret des maisons ; verser des libations aux pieds des idoles (statues et statuettes), aux pieds des arbres, sur les pierres et sur les montagnes ; leur brûler de l'encens et leur faire des offrandes.

 

L'accumulation des signes de vénération à l'endroit de ces simulacres indique que tous les actes d'adoration des fils d'Israël sont désormais déportés vers des objets, preuves évidentes de l'abandon de DIEU. Leur cœur, leur amour et tout ce qu'ils ont de plus chers (leurs enfants) ils les offrent désormais en sacrifice à ces riens.

 

Dès lors, l'ÉTERNEL n'a-t-il pas raison par Jérémie de s'écrier : «J'ai vu tes adultères et tes hennissements, tes criminelles prostitutions sur les collines et dans les champs, J'ai vu tes abominations.» (Jérémie 13.27).

 

Car, ils se prostituent, les fils d'Israël. Ils vont vers les montagnes (les collines) où ils montent adorer, et dans les forêts (les champs) où ils se prosternent et font des offrandes à tous les objets de la nature tels les arbres, les pierres et les cours d'eau.

 

La question est : Quelle croyance connue toutes ces pratiques caractérisent-elles ?

 

En vérité, et il n'y a aucun doute, l'idolâtrie à laquelle Israël s'abandonnera porte bien un nom : il s'agit de cette croyance que le monde actuel nomme "animisme". Pratique abominable et avilissante née de l'idée selon laquelle les éléments de la nature ou les objets possèdent une âme et peuvent constituer des divinités. C'est cette déviance qui perdra le peuple de DIEU.

 

Car, cette fois, la perversion s'installera au sein de la nation à un point tel qu'au fil des ans la descendance de Jacob oubliera complètement son DIEU, pour ne plus mettre sa confiance qu'en ces choses de néant, sans aucune valeur. C'est pourquoi, par Jérémie cette fois encore, prophétisant sur les temps à venir, l'ÉTERNEL disait : «Y a-t-il une nation qui change ses dieux, quoiqu'ils ne soient pas des dieux ? Et mon peuple a changé sa gloire contre ce qui n'est d'aucun secours !» (Jérémie 2.11)

 

Le peuple saint aura abandonné son DIEU, pour lui préférer des simulacres et des objets taillés. C'est à juste titre que poursuivant, l'ÉTERNEL dira : «Ils disent au bois : Tu es mon père ! Et à la pierre : Tu m'as donné la vie ! Car ils me tournent le dos, ils ne me regardent pas. Et quand ils sont dans le malheur, ils disent : Lève-toi, sauve-nous !» (Jérémie 2.27) Osée, de même,  disait : «Mon peuple consulte son bois, et c'est son bâton qui lui parle ; car l'esprit de prostitution égare, et ils se prostituent loin de leur DIEU.» (Osée 4.12)

 

L'arbre dans les champs sous lequel nous offrons des sacrifices, la sculpture, dont nous avons fait notre dieu dans le secret de nos maisons et que nous consultons, c'est le bois. La pierre, ce sont les rochers que nous avons divinisés, et sur lesquels nous versons des liqueurs fortes en libations, et le sang des animaux sacrifiés en hommage à ces soi disant divinités. Ce sont aussi les collines et les montagnes où nous montons périodiquement sacrifier, et auxquels - oh abomination ! - nous croyons confier nos vies et celles des nôtres.

 

Ce qui arriva est que, tournés vers les dieux étrangers et ne pratiquant plus que ces abominations, les fils d'Israël délaissèrent petit à petit la Loi, pour n'être plus qu'un peuple complètement idolâtre ou plus précisément animistes. Désormais donc, c'est à un peuple ne vénérant plus que des pierres, des cours d'eau, des arbres et des morceaux de bois sculptés, que l'ÉTERNEL, dépité, cachera sa face, afin de le livrer à ses ennemis que sont, sans aucun doute, les fils d'Ésaü (Babylone [1]), pour qu'il soit asservi, détruit et ruiné, selon que Moïse disait : «Pour n'avoir pas, au milieu de l'abondance de toutes choses, servi l'ÉTERNEL ton DIEU, avec joie et de bon cœur, tu serviras, au milieu de la faim, de la soif, de la nudité et de la disette de toutes choses, tes ennemis que l'ÉTERNEL enverra contre toi. Il mettra un joug de fer sur ton cou, jusqu'à ce qu'il t'ait détruit.» (Deutéronome 28.47-48). Moïse prédisait là ce qui arriverait, quand son peuple trahirait l'ÉTERNEL, son DIEU.

 

A ce niveau de compréhension, à l'esprit de quiconque sait que le véritable Israël est ce peuple contre lequel sont écrites les calamités contenues dans le Livre (Deutéronome 28.47-68), s'imposera une question : Lesquels des peuples de la terre se livrant à l'animisme, ont-ils connu toutes les sortes de calamités, ont été faits esclaves, ont été ravagés, détruits et vivent encore sous l'oppression de leurs ennemis qui fondirent sur eux pour les asservir ? – La réponse ne paraît-elle pas évidente ? - Les victimes des invasions de criquets, ceux pour qui la terre entière s'était unie pour les sauver de la famine, ceux dont le quotidien rime avec pauvreté, dénuement et épidémies, ceux que des ennemis venus du bout monde leur sont tombés dessus, les détruisant et les réduisant à  l'esclavage, ce sont les mêmes qui demeurent pillés, exploités et opprimés.  Ils proviennent tous d'un seul et même continent.

 

Cependant, personne ne voudra reconnaitre l'un de ces peuples comme étant Israël. L'esquive, on la connaît : l'on vous assénera que la déportation à Babylone par Nabuchodonosor au temps de Jérémie est l'extrême tribulation que DIEU envoya sur son peuple pour le punir de son infidélité. Pour tous donc, ce serait de cette déportation et uniquement d'elle que parlent Moïse et Jérémie. C'est la litanie que tous ressassent en tout cas. Car sur ce sujet, pour s'empêcher de chercher plus loin, il n'y a pas mieux.

 

Or, s'il est indéniable que Moïse et Jérémie prophétisèrent la grave tribulation que fut la déportation à Babylone (Deutéronome 28.36 ; Jérémie 27), force est de constater que ce que le prophète prédit ici, en Deutéronome 28.45-64, et que confirme la Parole en Jérémie 25.9-11, est quelque chose de bien différent et de beaucoup plus terrible encore.

 

Deux ou trois petites remarques pour s'en convaincre :

1- La déportation a eu une durée relativement limitée dans le temps, de 587 à 538 av. JC. Environ cinquante ans donc. Ce qu'il est prévu d'arriver à Israël, en revanche, lui sera attaché pour toujours (LS) et à jamais (TOB) - (Deutéronome 28.46) ou du moins jusqu'à ce qu'il se convertisse pour revenir à l'ÉTERNEL afin d'être délivré, au temps de la fin, de ses ennemis et des calamités qui l'assailliraient (Deutéronome 30.1-2).

 

2- Les malheurs qui leur arriveront (famines, maladies graves, captivité et esclavage, extermination puis joug de fer imposé par le peuple oppresseur), seront d'une rare singularité et constitueront comme des marques (signes et prodiges -Deutéronome 28.46) distinctives à leurs propres yeux et aux yeux des nations du monde jusqu'à la fin des temps. Autrement dit, ces choses qui leur arriveront seront si singulières que la seule évocation de ces calamités identifieraient, sinon les enfants d'Israël, du moins un ensemble de peuples, dont ils font partie, qui en auraient été victimes.

Or, y a-t-il quoi que ce soit de ce qui leur est arrivé durant la déportation à Babylone qui ressemble aux calamités décrites (esclavage, maladies graves et opiniâtres, oppression et exploitation) et qui en plus pourrait contribuer à identifier un quelconque peuple ou un ensemble de peuples aujourd'hui sur la terre ?

 

3- Au cours de ce qui leur est réservé pour les punir de leur péché, certaines fois, le peuple vivra une détresse telle que l'inimaginable se produira, selon qu'il est écrit : «Au milieu de l'angoisse et de la détresse où te réduira ton ennemi, tu mangeras le fruit de tes entrailles, la chair de tes fils et de tes filles que l'ÉTERNEL, ton DIEU, t'aura donnés.» (Deutéronome 28.53)A-t-on appris cela pour la déportation à Babylone ?

Cependant, ils se reconnaitraient aujourd'hui - parmi le véritable peuple d'Israël, bien sûr - ceux que la méchanceté de l'ennemi a contraints à de telles extrémités.

 

Tout cela et bien d'autres choses encore arriveront aux enfants d'Israël. Par exemple, ces derniers compteront parmi les peuples qui seraient opprimés et en opprobre (Daniel 9.16). Et, dans l'état de dénuement où ils se trouveront, ils seront l'objet de sarcasmes et de railleries (Deutéronome 28.37 ; Psaumes 79.4) de la part de toutes les nations de la terre. Et cela durera jusqu'au temps de la fin. C'est pourquoi, pour le temps de la libération, l'ÉTERNEL promit : «Je rassemblerai ceux qui sont dans la tristesse, loin des fêtes solennelles, ceux qui sont sortis de ton sein ; l'opprobre pèse sur eux. En ce temps-là, J'agirai contre tous tes oppresseurs ; Je délivrerai les boiteux et Je recueillerai ceux qui ont été chassés, Je ferai d'eux un sujet de louange et de gloire dans tous les pays où ils sont en opprobre.» (Sophonie 3.18-19).

 

La réalité est que toutes ces graves calamités décrites n'ont pu arriver à Israël au temps de la déportation à Babylone. Et cela, pour une raison bien simple : l'ÉTERNEL était au milieu de son peuple pendant cette épreuve de Babylone. Pour preuves, et elles sont irréfutables : aux enfants d'Israël à Babylone, l'ÉTERNEL suscita des prophètes dont Daniel. Par ailleurs, quand, au temps du roi Assuérus, on voulut les exterminer, il y eut la grande délivrance qu'opéra le SEIGNEUR par Esther. Et enfin, c'est aussi à ce temps de la déportation à Babylone que l'ÉTERNEL suscita Cyrus le perse, qui, bien que n'étant pas israélite, fut habité par l'Esprit de DIEU pour agir selon la volonté du SEIGNEUR, en faveur de son peuple. C'est lui qui proclama la fin de l'exil.

Ce sont là, trois faits tangibles montrant que DIEU demeura bel et bien avec son peuple tout au long de cet exil de Babylone.

 

Or pour la détresse singulière qui doit fondre sur Israël, la Parole de DIEU est sans ambigüité : «En ce jour-là, ma colère s'enflammera contre lui. Je les abandonnerai, et Je leur cacherai ma face. Il sera dévoré, il sera la proie d'une multitude de maux et d'afflictions, et alors il dira : N'est-ce point parce que mon DIEU n'est pas au milieu de moi que ces maux m'ont atteint ?» (Deutéronome 31.16-17)

 

En vérité, cette Parole a été dite afin que l'on sache distinguer et reconnaitre le temps de la colère ardente des autres moments : en ce temps là : «Je les abandonnerai, et Je leur cacherai ma face», dit le SEIGNEUR, DIEU. Autrement dit, au temps où Israël se détourneraient de DIEU pour devenir un peuple complètement animiste, adorant les images taillées et commettant les abominations sur les montagnes et avec les arbres, l'ÉTERNEL s'éloignera du milieu de son peuple. Il se fera ignorer d'eux (Je leur cacherai ma face), les abandonnant afin que toutes les calamités écrites dans le Livre les atteignent. On comprend donc qu'étant donné que DIEU fut avec son peuple, il ne peut s'agir de la déportation à Babylone, concernant les grandes calamités annoncées. Mais alors, si ce n'est pas pendant la période de la déportation, quand précisément ces calamités se sont-elles abattues sur les enfants d'Israël devenus animistes ? - Bien évidemment, répondre à cette interrogation revient à déterminer quand l'ÉTERNEL abandonna Israël. La suite de cette analyse nous situera.


Que la lumière du Christ vous éclaire.


                                                                                                           A NEBELE Sanseu Epiphanie



04/10/2014
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